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Position actuelle :
Plage de la Escondida
Tout d’abord, avant de vous faire partager une nouvelle fois nos
aventures, nous souhaitions vous remercier, vous tous, lecteurs de Chemins du
Monde, pour vos messages de sympathie et d’encouragements reçus chaque
jour. Sans forcément prendre le temps d’y répondre, nous prenons soin de
les lire et ce avec beaucoup d’enthousiasme! Tout simplement MERCI!
Que l’on soit en Europe où l’hiver pointe le bout de son nez, ou
bien ici en Patagonie avec le printemps,…visiblement les températures
chutent de plus en plus pour tout le monde. En ce moment pour nous, il fait
5°C
dans l’habitacle d’Hachille. Le vent est glacial mais nous
aimons
ça! Les découvertes, les rencontres, les petits défis, chaque jour qui
passe
est un jour de bonheur! Réchauffons-nous donc tous ensemble avec ces
nouvelles…
Une, deux, trois, quatre,…n’en jetez plus, la mer est
pleine!...
Après quelques jours passés à observer les baleines depuis la plage de la
Pardelas, nous avons décidé de prendre le large à bord d’un zodiac
accompagnés d’un guide et d’une dizaine d’autres personnes
pour approcher de plus près ces fameuses baleines franches australes.
Nettement moins grosses que la baleine bleue, elles n’en restent pas
moins impressionnantes avec leur 30 tonnes, leurs têtes et leurs corps
recouverts de callosités dues aux petits crustacés qui viennent s’ancrer
sur elles dès la naissance. La femelle, notez-le messieurs, mesure environ
15m,
et est bien plus grande que le mâle!
Depuis septembre dernier, les cétacés viennent s’accoupler, mettre bas
et
élever leur petit dans la péninsule…On en compte actuellement
environ
cinq cents dans la baie. Une sorte de maternité grandeur nature et
surtout un
spectacle absolument incroyable que nous vous faisons vivre en
images...
Après plus d’une semaine passée sur la péninsule, nous retournons à
Puerto Madryn pour faire le décrassage complet d’Hachille et de ses
occupants. Heureux des hasards, nous rencontrons certains de nos voyageurs
croisés de ci de là durant ce premier mois de périple.
Tout à la joie de se revoir, nous décidons de tous nous retrouver le soir même
au camping pour faire un grand barbecue et fêter l’anniversaire de
Géraldine mais aussi du hollandais Coen. L’apéritif, puis le dîner suivi
du gâteau, les heures sont passées à une telle vitesse qu’au moment du
coucher, Yann, pensant qu’il était seulement 22H00, se rasseoit
…avant de s’apercevoir qu’en réalité il est 2H30 du
matin!
La pendule ne s’était pas arrêtée mais qu’il est bon de partager
tous ensemble ces moments de convivialité en pleine terre argentine et ce de
manière impromptue! Tellement bien que la soirée eut un goût de
“reviens-y”. Nous avons en effet remis le couvert le lendemain.
Coen a cette fois acheté un gâteau au goût de forêt-noire. Puerto Madryn et sa
péninsule nous ont vraiment réservé leur lot de surprises!
Par une belle matinée printanière, nous quittons enfin Puerto Madryn pour
avancer un peu dans notre périple vers le sud patagon. Après 60km de route
tranquille, nous découvrons Trelew, terre d’immigration pour les gallois
au XIXè siècle. Peu de traces subsistent de ce passé hormis une petite église
en pierre rouge. Nous repartons donc vers Rawson, ville de 9000 âmes vivant
principalement de la pêche. Nous n’y trouverons guère d’intérêt.
Entre temps, la météo s’est gâtée. Nuages bas, mer agitée, la pluie
arrive et l’après- midi touche déjà à sa fin. Nous décidons tout de même
de repartir en direction de Punto Tombo (environ 80km de Trelew) non pas par
la
route mais par la piste, convaincus bien sûr qu’Hachille peut le
faire
sans problème! Après 40km et un vent toujours plus fort, nous décidons
de nous
arrêter pour la nuit sur une plage, la Escondida. La piste est encore
moins
bonne mais Hachille réussit à descendre les 8km séparant la route du
bord de
mer.
La pluie est tombée toute la nuit. Au réveil, le sol est bien boueux. Nous
fredonnons “du courage, du courage” pour le pipi matinal dans le
froid glacial mais le plus dur reste à faire! Remonter la pente avec un moteur
froid et une piste détrempée! Le défi du jour est lancé! Un coup de chauffe et
c’est parti…Hachille en première, chassant à droite…à
gauche…s’enfonçant avec ses 2,6T…La première montée est
passée mais nous ne sommes pas au bout…Yann est à son maximum de
concentration, Géraldine est bien agrippée à la poignée…
Au final, après une heure de stress, Hachille arrive sur la piste plate. Même
pas mal! Deux jours avant, nous lui avions offert un bon décrassage…
peine perdue! La boue lui colle trop bien à la peau! Nos premières inquiétudes
passées, le rire l’emporte…A ceux qui se demandaient pourquoi
nous
ne contions pas nos galères… en voici une qui n’en est pas
vraiment une... Hachille passe ou ne passe pas, ainsi va le temps dans notre
voyage…
En attendant une météo plus clémente et l’asséchement des pistes nous
permettant de rejoindre Punto Tombo et sa colonie de manchots, nous remontons
vers Gaiman, à une dizaine de kilomètres de Trelew. La ville tient plus du
gros
bourg et la présence galloise se fait davantage sentir. Certaines
petites
maisons de briques rouges proposent aux visiteurs une pause thé
accompagnée de
scones anglais.
Dans la rue principale, une entrée ressemblant à un énorme parc
d’attraction attire notre attention. El desafio (le défi) , tel est le
nom donné à ce parc par son fondateur : Joaquim Alonso, octagénaire
aujourd’hui. Y aurait- il un “Facteur Cheval” version
argentine?… ça c’est encore une autre histoire…